Donc, bien arrivé a Volos, un petit peut fatigué quand même, nous déchargeons les bagages, Ilek me présente la pièce qui me servira de « repère ».
Je rêve d’une douche et de pouvoir retirer mon cuire, ce que je fais rapidement.

En début de soirée, nous descendons au port, pour marcher un petit peu et se détendre.
Dans un premier temps nous attendons un de ses amis avec qui nous devons aller manger.
Finalement ce dernier prétexte un torticolis pour ne pas se joindre à nous (finalement il viendra quand même).
Nous décidons alors d’aller manger, Ilek choisit un restau en face de la mer. Si elle a choisi celui-ci, c’est pour me faire découvrir une spécialité locale.
A vrai dire c’est plus un ‘concept’ qu’une spécialité. Cela se résume comme suit :
Tu commandes un Skipouro (désolé pour l’orthographe surement erroné …) – c’est un alcool a base de mou de raisin, présenté dans une petite bouteille surement de 4cl, avec en gros 40% d’alcool – le serveur te l’apporte, et quelques minutes plus tard il t’apporte une petite assiette avec des spécialités culinaires locales, mais a la bonne volonté du chef !
En gros tu ne sais pas ce qui va arriver … tu sais juste que c’est super bon !

Le concept est amusant, enfin je trouve – si j’avais parlé grec, j’aurai commencé par demander comment va le chef aujourd’hui … sait on jamais ;) .

Un des amis d’Ilek nous rejoins (je ne me souviens plus de son prénom), il a une 40ene d’années, et a appris le français au lycée … le dialogue est quelques peux difficile …
Il se joint à nous pour la suite du repas. L’alcool aidant, les barrières du langage s’effacent petit à petit. C’est rigolo, il avait un souvenir qu’en français nous avons une tendance à placer la terminaison ‘tion’ un peu par tout. Alors quand il reconnaissait un mot, il le reprenait et ajoutait ‘tion’ à la fin … une bonne partie de rigolade !

Finalement, l’homme au torticolis nous rejoint quand même, mais pas pour manger, il se contentât de Coca …
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Nous continuâmes donc à boire et à manger, jusqu’à plus faim/soif !

Le coté traitre, c’est que cet alcool se laisse boire très très facilement … et comme les assiettes ne sont pas trop grandes, tu continues à manger (donc à boire). Plus tard dans la soirée … je me disais qu’il ne faudrait pas qu’on se mette la tête à l’envers tout les soirs comme ca …
Le pote d’Ilek au torticolis (Valentis de son prénom) est en fait un belge flamant parti en Grèce pour devenir professeur des écoles. Il a donc appris le grecque et parle aussi français.
C’était franchement plus simple pour discuter !
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Repu, nous quittions le resto pour rentrer chacun de son coté.
Arrivé au camp de base, je saisie l’opportunité de m’affaler dans un hamac, la fatigue et l’alcool associé, me force à fermer les yeux quelques minutes.
Ilek profite de ce petit écart pour me prendre en photo et se moquer de moi sur un forum.
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Une petite demi-heure plus tard, je rentre et me couche.

Le lendemain matin, 11h, les yeux s’ouvrent doucement … il fait déjà chaud.
Nous trainons un peut et finalement prenons la moto pour aller a la plage.
Là je découvre l’amplitude du non respect du code la route en Grèce (du code de quoi ? me diraient ils). C’est l’anarchie, seul les feux rouges sont a peut près respecté.
En voiture il faut faire attention aux autres voitures, mais surtout aux motos/cyclos.
Nous sortons tant bien que mal de Volos (oui oui j’apprends vite à m’adapter, nous ne perdons pas de temps !).
Et après 25km, nous arrivons à une plage.
A l’ombre en bord de mer, il fait dans les 35-36°.
Déssapage, tartinage de crème solaire indice 30, prise de soleil de courte durée (j’ai une tendance à frire sous le soleil).
Il fait chaud, c’est lourd, Ilek m’invite donc à me rafraichir dans l’eau.
Légèrement hésitant, rappelant à Ilek que je ne mets pas les pieds dans une eau qui n’a pas au moins 25°, je commence à y aller. Première sensation … c’est mouillé ! Ensuite c’est froid ! Alors Ilek se moque de moi, car nous n’avons pas la même définition du froid.
Finalement, poussé par un courage sorti de derrière les fagots, je m’immerge.
Finalement elle n’est pas si froide que ca … par contre 3eme sensation : non seulement la mer c’est mouillée, mais en plus c’est salée !

Reste de l’après midi entre l’ombre du parasol et la mer (mouillée et salée … toujours).

Le soir, en rentrant nous nous arrêtons à quelques km de la plage dans un petit resto (Ilek connait le patron). Nous profitons de la terrasse, et assistons à fabuleux couché de soleil !
Je fais confiance à Ilek pour la commande, elle choisit tout un tas de ptites spécialités servies sur de petites assiettes … c’est terrible !
Une fois de plus, j’ai limite trop mangé ! L’estomac bien plein, nous rentrons sur Volos.

Le lendemain (donc maintenant ca nous amène a jeudi 12 … c’est sure ce n’est pas simple a suivre !) levé tardif une fois de plus, mais départ rapide, aujourd’hui on fait le tour de la montagne qui surplombe Volos, destination une plage coté Mer Egée.

Sur la route Ilek me fait prendre plein de détour … tout ca pour me faire admirer des paysages toujours plus beau les uns que les autres … nous avons même été au milieu de nulle part, ou se cache une vieille gare. Cette ligne de chemin de fer, reliait jadis Volos a Milies (je crois, j’ai un doute sur le nom) fin des années 1800. Le trajet était de 28km, et le train mettait dans les 2h30 (je crois) pour faire un allé. Il y a un mini musée, et sur des textes de gens qui racontent leurs souvenir, on peut lire par exemple que le grand père d’un gars lui racontait que dans certaines montées, lorsque le train était trop chargé, les passagers descendaient voir poussaient le train pour l’aider à monter.

Nous continuons notre grimpette, et faisons donc le tour de cette montagne.
Les routes sont dignes des cols des Vosges, mais la chaussée n’est malheureusement pas aussi rassurante.
Bientôt nous arrivons, au terme d’une descente abrupte, sur la plage ou Ilek voulait m’emmener.
Ce jour la, beaucoup de vent, nous prenons des photos d’en haut, la plage est magnifique, la mer prend de belles teintes avec la houle.
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Nous amorçons la descente à pieds. En bas c’est encore plus beau, la mer est déchainé (oui enfin y a pas non plus de rouleau de 5m etc …).
Allez à la flotte ! Whoua … un de ces courants ! Les vagues sont d’une violence … c’est assez dingue.
Après quelques minutes nous sortons … tentons de sortir … épuisés, la brutalité des vagues se jetant sur la plage nous pousse en avant … mais nous rappelle aussi sec …
Là, s’engage une lutte de fou pour sortir de cette mer (qui cela dit en passant est tout autant mouillée et salée qu’à Volos !). Une fois extirpé, je constate qu’il y a eu un remplissage de mon caleçon de bain … par d’innombrables petits cailloux.

Le temps de sécher, faire une petite sieste, prendre quelques photos, nous repartons.
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Nous continuons donc à contourner cette montagne. En passant la face nord, nous sentons bien la température chuter, et voyons là un décor de piste de ski qui n’attend que la neige.
Nous redescendons par l’ouest, le soleil commence à descendre. Ilek m’emmène dans un village qu’ils appellent ‘le balcon’. En fait il s’agit d’un village qui surplombe Volos et le bord de mer. La vue est paralysante.
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Séance photo, en espérant que le résultat numérique puisse approcher l’extravagance visuelle à la quelle nous assistons.
Retour en arrière de 2km, pour trouver un resto dans un hôtel qu’Ilek connaissait.
Pour ne pas changer, spécialités diverses et variées au menu.
Retour de nuit jusqu’au camp de base.

Le lendemain, nous préparons les affaires de camping, aujourd’hui nous repousserons les limites de l’exploration !
Une fois chargé, nous prenons donc la direction de Katerini, ville au pied du mont olympe.
Nous tacherons de trouver un camping dans les parages.

Pour y aller, nous empruntons l’autoroute. En Grèce il y a aussi des péages … mais ce qui est rigolo c’est que seul un sur deux est payant. Il arrive donc qu’en approchant du péage, il y ait des panneaux ‘FREE’. Autre détail, pour les voitures le tarif est unique a 2euros, pour les motos c’est 1euro, mais tout les péages payant que nous avons traversé, le caissier nous faisait signe d’y aller … pas cher hein ;)

En approchant du but, nous devions quitter la route pour trouver du carburant. Finalement, après un petit tour rapide, nous décidons que le patelin ou nous sommes descendu sera très bien pour nous accueillir. De belles plages de sable fin, tout ce qu’il faut pour les touristes affamés et des campings !

Donc fin d’aprèm plouf, dans une mer toujours mouillée et salée, une fois le soleil caché derrière la montagne, nous nous installâmes boire un apéro, au bord de la plage, puis allons manger au village.
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Bien sure, une fois n’est pas coutume, d’innombrables petites assiettes de spécialités locales vinrent peupler notre table.
Après mangé, nous faisions une dernière promenade à la recherche d’une bonne glace ! Ce que nous ne tardions pas à trouver.

Le lendemain, réveillés tôt, nous remballons la tente et chargeons la moto.
Mont Olympe, nous voila !
La vue de cette montagne depuis le niveau de la mer est impressionnante, nous entamons son ascension, la route est par moment de bonne qualité, par moment genre glissante, et par moment … ‘oh tiens il manque 50m de macadam’.
Après une petite demie heure de grimpette, nous ne sommes qu’à mis chemin … mais nous nous apercevons là qu’un sac était tombé de la moto … dans se sac se trouvait : maillot, serviettes, casquette …
Nous fîmes alors demi-tour à la recherche de ce sac … que nous ne retrouverons jamais.
Légèrement ennuyés, voir énervés, nous prenons le chemin du retour.
Le retour se passa sans encombre, sans payer de péages, mais dans un silence rappelant le deuil.

L’après midi, séance de glandouille, Ilek passe 2h34 au tel, et moi je surfouille sur la toile.
Le soir nous mangeons un petit repas simple, fait maison, pour ne pas nous coucher trop tard, demain nous partons sur une île et il faudra se lever tôt !

Le réveil sonne … j’avais presque oublié la sensation … le bateau est a 7h45 ce serait bien de ne pas le rater, surtout que nous n’avons pas encore les billets.
Nous préparons les affaires, et filons. Ilek se charge d’acheter les billets, puis nous embarquons. J’attache bien la moto pour ne pas qu’elle tombe.
Nous nous retrouvons en haut, et le bateau part pour plus de 2h de navigation.
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J’en profite pour laisser mes yeux se fermer …
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Bien sure pendant ce temps la, un paparazzi n’a pas hésité à immortaliser ce moment.

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Arrivé sur l’île de Skiathos, nous prenons de suite la route vers l’opposé de l’île. 15km plus loin, nous arrivons sur une belle plage, nous décidons que ce sera la que nous passerons la journée.
Ici les tarifs sont ‘touristiques’. La mer est belle, pas profonde assez loin, et surtout … mouillée et salée … Ilek n’en revient pas que j’ose -encore- parler de cela :)

Sorti de l’eau, je me sèche et passe 30min au soleil. Pour ne pas risquer le pire, je décide que 30min c’est suffisant et je me retire a l’ombre du parasol.
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Malheureusement, 30min c’était déjà trop … la journée passe, pas de problème.
En fin d’après midi quand nous partons, je dis a Ilek que j’ai ptete pris un pti coup de soleil. Bien sure elle se moque de moi … je n’étais que 30min au soleil.
Nous tachons de faire un balade sur l’ile … de superbe paysages … ternis par les cicatrices encore fraiches des incendies récent. De retour sur le port, j’avoue a Ilek qui la peau me brule et que ce n’est pas du tout agréable.
Nous prenons un apéro, trouvons un pti resto sympa, puis terminons par une balade dans la ville ‘typique’ et évidement une bonne glace. A ce moment la, le contact du jeans est insupportable, j’ai déjà du mal à plier et déplier les genoux.
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Nous reprenons le bateau à 22h30 et arrivons donc après minuit à Volos.
Les 5 min bateau-camp de base sont difficiles … de retour, je me tartine de crème … j’aurai préféré de la biafine, mais on fait comme on peut. Je suis rouge Ferrari sur la face des jambes, sur le torse et un peu le dos.

Le lundi et mardi, pour ma part c’est convalescence, cartes postales et surf, pour Ilek c’est le stress des préparatifs de voyage, car nous faisons un bout de chemin ensemble sur le retour.

Mercredi matin, préparatifs de la moto, bagages et autre.
Je m’organise de façon à pouvoir transporter mes bagages dans la voiture, en ayant le nécessaire sous la main.
A midi, nous sommes presque prêts, et partons dans l’heure …