En quelques chiffres :
- 3247km parcourus en 10 jours.
- 1 avarie mineure
- 8h30 de moto à l’allez (Rossfeld / Ancona)
- 13h de bateau
- 10h de moto au retour (Ancona / Rossfeld)
- Des centaines de souvenirs dans la tête.


depart
Départ le 9 juillet, prévu a 6h30, effectif à 7h30 … ca commence déjà mal, j’ai usé mon capital temps des « au cas où » de la route.
Le soleil brille a Rossfeld, mais la météo annonce pas beau … et pire en suisse.
Je passe donc de suite le bas de ma combi pluie …
Itinéraire établie via l’Allemagne (identique en km … me permettra de rattraper un peux de temps en vitesse). Arrivé au poste frontière Suisse … enfin c’est une déduction, car il reste encore 10km, mais les voitures sont déjà à l’arrêt !
Remontage de file … les allemands n’apprécient guère et me le font remarquer en serrant les files …
Le paramètre pluie entre dans l’équation, je m’arrêterai plus tard pour mettre le haut de la combarde. Passage de la frontière, arrêt pour enfiler la combi, et changement de gant … qui sont déjà détrempés !
Traversée de la Suisse sans soucis, grimpette du tunnel du Gottard … toujours une expérience.
Quelques km après, le temps vire au sec, et le soleil pointe … on approche de l’Italie !
Pause essence, virage de la combi, accrochage des gants trempés sur les bagages pour le séchage.
Passage de la frontière italo-suisse, oh my god … j’suis clairement pas en avance.
Avec cette limite a 120, et le retard prit avant Bâle … c’est mal barré !
Sur les autoroutes italiennes, je profite du flot de voiture de la file de gauche pour naviguer a leur vitesse … il faut que je rattrape du temps ! Sinon … pas de bateau !
La température monte, il doit bien faire 34-35°, sensation décuplée par le soleil qui tape, et les gaz d’échappement étouffant.

Arrivée à Ancona où il est trop tard pour avoir un billet pour le 1er bateau.
Lutte pendant 45min pour avoir un billet pour celui d’après … il semblerait qu’ils aient vendu trop de billet … finalement la charmante (non en fait elle l’était pas, mais elle a été sympa ;)) dame au guichet craque et me fournit un billet.

Il est 16h45, le bateau part à 17h ! vite … ca tombe bien, je n’avais pas assez chaud comme ca pour qu’il faille encore que je me dépêche.

Sur le quai c’est la surprise … c’est la que je comprends qu’ils ont merdé sur le nombre de ticket vendu, car ils font sortir des camions pour charger des voitures.
trop plein
Le personnel du navire ne me laisse pas rentrer pour le moment … j’attends (à se sujet … a l’arrêt sous le soleil, bien équipé, avec un moteur qui dissipe ses excédants de chaleur, IL FAIT TRES TRES TRES CHAUD ! Finalement, un mousse (naannnn il avait des barrettes sur les épaules … hihi) me fait signe … je me dis … mais où il veut que j’aille maintenant ??
Il me fait des signes et c’est la que je comprends … ben oué bien sure j’ai cas me mettre la derrière cette voiture, en biais … je pose la moto, un gars arrive en courant, et pendant qu’il ficelle la moto, l’énorme porte se ferme … a 30cm de la moto !

La suite va paraitre évidente à tous … mais je pensais qu’on pouvait accéder aux véhicules … pendant que le bateau voguait … hé bien non !
Donc dans la hâte, je suis monté en cuire, avec mes bottes, et ma sacoche réservoir (papier/appareil photos/etc …).

Par un pur hasard, ou bien par reflex, je me retrouve devant le bar … la tentation est grande, je ne puis résister … A bier please ! 4 euros quand même … mais bon, elle aurait couté 10euros … elle faisait trop du bien par la ousqu’elle passait … après avoir bu de la flotte chaude tout le trajet !

Je monte alors tout en haut dehors … je regarde la terre s’éloigner (sisi …) je m’assoie, m’adosse contre la paroi … ferme les yeux en me disant « ouf j’y suis, ce fut une longue journée … » je rouvre les yeux, me relève et … mince on est déjà en pleine mer ?
Mince j’ai dormis plus d’une heure !

La tête dans l’cul, l’cul dans l’brouillard (parole tiré de la chanson de je sais pu qui) je rentre, et entend le rappel au sujet du restaurant … ca tombe bien … mon seul repas de la journée consistait en un (dégueux) sandwich triangle …
La dalle, mais pas trop, je ne prends qu’une assiette de viande (bien fournit quand même) avec quelques patates … je passe a la caisse … 13,5 euros ! J’ai faillis m’étouffé …
Soit … il fait faim … je déguste alors le ce mets (j’essaie de faire comme si c’était le meilleur repas que j’ai jamais mangé … a se prix la …).

Je termine, après une dégustation qui tirait en longueur, et vais m’installer sur une banquette.
Une voie dit dans un micro que pour une raison que je n’ai pas écoutée, nous arriverons avec 45min de bourre.
Je m’allonge a moitié … mon corps réclame du repos je n’arrive même pas a lutter … il est même pas 20h !
Apres 2h … je me réveille, malodos et a la nuque … en même temps si je m’étais allongé « correctement .. ». Une idée lumineuse me vient a l’esprit … allez j’enlève mes bottes … pas trop de monde autour, les odeurs de chaud se dissiperont rapidement !
Ce coup si je m’allonge et dors … je me réveille plusieurs fois pendant la nuit … car la banquette est courbée et que je ne peux pas me tenir droit … du coup à chaque fois que je veux bouger … je me réveille.

Un groupe d’hollandais s’installe pas loin … boit et chante jusque 3h passé … ils ont surement emmerdé pas mal de monde … moi, même pas peur, j’ai ronflé comme un bébé.

Le matin, me réveille vers 7h30 … ai dormis plus de 12h … whoua …
J’envoie un message à Ilek pour la prévenir des 45min de retard, j’ai rdv avec elle dans une ville nommée Ioannina.
On arrive …
arrivée en grece
l’avantage d’être le dernier entré … c’est que je suis le premier sorti.
Et c’est parti, 85km à faire. Bonne nouvelle, a la sortie du port … une autoroute, neuve !
Bitume qualité nickel. Doucement je partais dans mes songes, je lève la tête pour observer (admirer ?) le paysage et vois au loin un chantier. La je me dis : houa, ils font un pont au dessus d’une crevasse, les pilonnes sont énormes, ca sera chouette quand ils auront posé la route dessus … quand tout a coup, je reviens a la réalité … mince … ne me dit pas que …
Eh bien si, l’autoroute s’arrête la, 30 bornes après qu’elle ait commencé !
Je sors donc de l’autoroute et suis les panneaux. La route emprunté est clairement sympathique, ca grimpe dur et plein de virage.
montagne
Ici il ne fait pas trop trop chaud, c’est agréable.
Quelques km plus loin, je retombe sur l’autoroute, la je me dis bon allez on n’est pas en avance, je trace… et rebelote ! Autoroute qui s’arrête la … je ne me laisse pas abattre, la route est très belle aussi.
Finalement j’arrive a Ioannina, où après la traversé de la ville (qui sur mappy semblait … toute petite), je passe une petite 20ene de minute à chercher le point de rdv, je me renseigne auprès des autochtones, mais personne ne parle ni anglais, ni français .. Fabuleux ils m’expliquent systématiquement en grecques …
Je trouve, envoie un message à Ilek, qui me rejoint dans les 3min.
Nous partons rapidement, car il nous reste plus de 230km à faire encore.
Nous parcourons encore de la route de montagne, le décor est fidele à lui-même.
ilek montagne
Bientôt nous arrivons sur la route nationale, qui se résume à une longue ligne droite. Portion routière, spécialement inintéressante.

Ilek en profite pour m’expliquer la version adaptée du code de la route par les autochtones … pour faire simple, la bande d’arrêt d’urgence ne sert surtout pas a s’arrêter … mais est utilisé par les véhicules qui se jugent plus ‘lent’ que ses suivants …
La ligne blanche continue est doublée, mais n’effraie personne … en fait quand tu peux doubler … ben tu doubles …
Bref, parcours pas réellement intéressant, j’avais très chaud car toujours avec ma veste d’hiver ! La veste d’été étant bien cachée dans les bagages …
chaudddddd

A 60km de Vólos, nous faisons une pause bière … parce que nous le valons bien ;)
Puis en repartant, les 30 derniers km d’autoroute …
Nous arrivons enfin … je suis épuisé !