Jeudi 7 juin.

A l’aube Vincent harnache sa monture et se lance dans l’aventure (il ne sait pas encore se jour là quelles galères l’attendent).
11h, il fait une pause dans le coin de Vichy et s’aperçoit alors que l’huile de son moteur à une fâcheuse tendance à se répandre sur le bitume et sur sa partie cycle (parait il qu’avec sa vitesse l’huile aurait coulée jusque sur la roue … si c’est le cas, les franges accrochées au bout de son guidon ont du trouver la position horizontale ;) ).
A se moment, il eu le bon reflex, il dégaina son téou et appela a l’aide. Appel de détresse reçu, je transmis de suite un SOS sur la liste. Le temps de dire « ouf », DéDé (le régional de l’étape) avait déjà rapatrié le motard et son moyen de transport. Première analyse de panne : joins spi de vilo qui pisse … Les rumeurs disent que DéDé et son pote techos lui ont retapé ca durant le week end … (il s’en sort bien le garçon …).
Bref, établissement d’urgence d’un plan B :
- Claire (sa compagne) passera le récupérer en boite à roues pour monter au lieu de rendez vous.
- Je lui propose de lui prêter une R80RT pour le week end pour pouvoir quand même promener sa dame.
Minuit approche et les voilà qui arrivent. Discutions succinctes, tour du propriétaire, présentation de la
chambre, et c’est l’heure d’aller au lit ! (eh oui … entre ceux qui ont passé la journée à voyager et ceux qui bossent … on n’est pas aidé !).

Vendredi 8 juin.

A l’aube (oui oui la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt), je pars bosser en laissant Vincent et Claire à leurs loisirs.
13h30 sms de Didier qui m’annonce qu’il décolle. Tout a l’air de se dérouler comme prévue … jusqu'à 15h45 … coup de tel de Vincent … l’adrénaline encore dans le sang et la voix paniquée … « J-D, on a eu un carton avec la bagnole, Claire va pas top, moi ca va, la voiture est HS. Les pompiers emmènent Claire aux urgences, il faut que j’y aille, je te tiens au courant ». Heu ben merde alors ca ce n’était pas au programme !
Je rentre, un peu stressé quand même parce que peu de nouvelles … je fais les courses pour le barbecue du lendemain, je rentre, range les courses … tourne en rond en attendant un appel … finalement j’attaque le gros œuvre sur ma bécane … réparation de mes âneries coté pont de diode, soudure, scotchage, maintient au fil de cuivre. Resserrage des culasses, réglages des culbus, niveaux d’huile et 20h arrive, coup de tel de Vincent : ca va ! Claire s’en sort avec une entorse cervicale, et un coude abimé, lui avec une contusion au pied … voiture définitivement HS. L’important … c’est que ca aille ! (aïe ?).
Ils resteront à Colmar ce soir la, pour régler les histoires d’assurance et autre le samedi.
Quelques minutes plus tard, Didier arrive. Pendant l’apéro (mérité après ce voyage) Arnaud et Christelle arrivent avec le nouveau jouet d’Arnaud (un V11 Lemans attelé).
Buvage de bière (le week end commence …). Couché pas trop trop tard, car fatigué et grosse journée le lendemain.

Samedi 9 juin.

Debout à l’aube (une fois n’est pas coutume), Pti dej’ en attendant Arnaud et les Lorrains.
Arnaud arrive avec sa 90S et sous la pluie !! 45min plus tard un bruit lointain de flat nous chatouille l’oreille, et les voici (Manu avec sa R100R et Francis+Cindy en R100T).
Déposage des affaires du week end au sec, et long débat sur la nécessité de l’équipement de pluie. Finalement nous partons (à l’heure) en direction du point de rendez vous.
Après le bal des pompes à essences, nous retrouvons donc Steve (avec sa nièce Lauriane), Denis (hors liste), Daniel et Rachel (qui se sont fait remarqués par leur japonaiserie).
Steve nous fait un rappel de l’itinéraire … et s’aperçois que je ne l’avais pas transmis au reste du groupe. Ce n’est pas grave de toute façon on est parti pour le suivre.
Une fois encore, débat sur l’utilité de la combarde (utile quand même pour venir jusque la).
Finalement seul Arnaud décide de rester en configuration pluie … ce qui ne fut pas plus utile que cela.

En route pour la balade.
Je ne saurais plus faire la liste des patelins traversés, mais d’un coup (après seulement quelques km) il manquait la moitié du groupe … ca y est … 30min de balade et déjà des pommés.
En fait, Manu c’est dit : « tiens, si j’ouvrais le bal des pannes étranges et inutiles ? ».
Résultat : Frein avant bloqué.
Finalement, l’arrière du peloton rattrape l’avant, et nous pûmes continuer notre quête.
La montée à la ferme auberge fut à la limite du hors piste, mais une fois la haut nous avons pu admirer le beau paysage que nous surplombions.

On s’installe dehors pour commencer l’apéro, quand le ciel se couvre et en profite pour s’épancher. Replie général a l’intérieur, et là le repas qui arrive. Oh mince, un de ces jambonneaux ... Non seulement c’était bon, mais en plus c’était ultra copieux !
Nous levons le camp, et la pluie c’était arrêtée. Que demander de plus ?
On repart, en direction de Cernay où nous avons rdv, mais en passant par le plus de détour possible… itinéraire super, belle balade, arsouille garantie !
Après 2h20 d’usure des cotés des pneus, on arrive à Cernay où nous participons à la haie d’honneur d’une sortie d’église du mariage d’un motard (ami de Rachel).
Participer est un bien grand mot, lorsque les autres convives ont démarré leurs japonaiseries, nous savions que seuls nos klaxons pourraient légèrement se faire entendre.
Après 15min de ruptage …les oreilles en feu, nous allions boire l’apéro, puis rentrage.
Une partie du groupe, allait directement chez Arnaud (pour tenter une réparation de fortune sur la R100R de Manu) le reste faisait un détour par chez moi.
De la, j’ai du prendre la boite à roue, pour amener les vivres et les convalescents.
Vincent et Claire nous ont fait le plaisir d’être de la partie (au moins pour le soir !).

La soirée barbec se déroula très convivialement, emmené par des sujets de conversation mécanico-motardeux. Sur la fin, Manu nous fit gouter de son « Bizard ».
Nous levons le camp pour retourner à la maison, ou nous nous apprêtons à passer une bonne nuit revigorante !
Répartition : 1chambre avec Vincent et Claire, 1 chambre avec Francis et Cindy, 1 chambre avec Didier et Manu (sisi … mais sur des matelas séparé …), Denis sur le canap’ (mais super confortable) et moi dans ma piole. En y repensant, on aurait encore pu avoir du monde c’était largement gérable !
Le marchand de sable passe … les motards trépassent.

Dimanche 10juin

A l’aube (décidemment … y en a qui ferait mieux de dormir un peu) Didier, manu et moi-même nous levons … café, discutions hautement philosophique … comme peuvent être toute discutions a 6h du mat. On cherche a tuer le temps car Didier et moi aimerions régler deux trois truc sur nos GS … finalement, 7h45, on ne tient plus … les carter d’allumage déjà tombé nous démarrons nos brèles pour régler l’avance … ( Didier ne l’avait jamais fait, il avait un poil d’avance, mais trois fois rien … pour moi, les symptômes étaient clair … la veille, pas moyen d’avoir de la reprise et de la patate, et d’énormes explosions à la décélération ).
Etrangement tout le monde se lève à se moment la …
Discutions autour de nos bécanes, en attendant Steve qui doit encore nous rejoindre.
Francis nous annonce qu’il nous abandonnera pour la journée.
Steve arrive, mise en place de l’itinéraire, séance photo (merci encore aux passants).
Départ, direction … Station essence ! Hé oui … faut bien aussi de temps en temps.
De la Francis et Cindy repartent directement vers leur contrée.
Le reste du groupe, fortement réduit (Arnaud à profité de l’excuse du devoir paternel pour faire la sieste toute la journée, Daniel … qui ne savait pas qu’il devait bosser se week end … a finalement du aller faire acte de présence, et Rachel forcement n’est pas venue puisque mon papounet n’était pas de la partie …) décolle alors vers les Vosges.
Petite balade sympa au rythme plus que … au rythme de Steve quoi.
On s’arrête dans un pti resto super sympa … où nous avons mangé … plus que bien !
C’était très bon, et très joliment présenté.
Le service aidant, nous avons prit tout notre temps, et malgré les averses nous sommes restés dehors, il était hors de question de gâcher ce moment gustatif !
Au moment de repartir … une seule idée trottait dans nos esprits de mâles primaires et rassasiés : sieste ! Malheureusement c’était plus que difficile.
Nous repartîmes donc dans l’optique de placer Manu sur sa route pour rentrer chez lui.
Les adieux effectués, Denis, Didier, moi emmené par Steve notre guide à tous, repartons pour un pure moment de bonheur : la traversé des vignes par les petits chemins. Un régal pour les yeux. Descentes en roue libre en mode furtif, puis nous prenons la direction de la pommeraie ! C’est un petit magasin de fruit frais situé à 300m du lieu de l’accident de Claire et Vincent. Charmante, la belle sœur de Steve nous offre une boite de cerise (trop bonne … les cerises hein), à l’intention du couple accidenté.
A se moment la, Steve et Denis repartent vers le sud, et Didier et moi vers la maison.
Le retour sans encombre, nous retrouvons donc notre chemin.
Le soir nous ramenons Claire et Vincent à Colmar chez leur copine, et nous rentrons nous faire un pti barbec.

Le lendemain matin, j’amène Didier à la pompe, et sur sa route de retour. Je prends la direction du travail … des souvenirs plein la tête, les mains encore tremblantes, et vraiment content du week end que j’ai passé !

A refaire dès que possible.